Les Millésimes (1998 à 2007)
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Commentaires de M. Jean-Pierre Renard, formateur à l'école des vins de Bourgogne et au BIVB, après dégustation en novembre 2003 Vins blancs : Rendements peu élevés favorables à une maturation de qualité. A la dégustation, ces vins se révèlent déjà très plaisants. Leurs robes se sont légèrement intensifiées en un beau jaune or. Leurs nez expriment des odeurs de fruits mûrs (pomme, poire, coing, abricot..) avec un fond minéral plein de fraîcheur. En bouche, ces vins gras et amples se terminent un peu sèchement et laissent ainsi présager une belle évolution. Donc, grande qualité d’ensemble des vins blancs bourguignons. A Chablis et dans l'Auxerrois, c'est une très grande année. Vins rouges : Les vins rouges sont d’excellente facture. Les robes sont d’un rouge rubis intense. Les nez aux arômes séduisants de fruits très mûrs (cerise, cassis, prune…), se mêlent à des notes notes subtiles de réglisse et d’épices (tabac blond). Les bouches sont fermes, voire parfois encore un peu austères : ce sont des vins charpentés, aux tanins encore présents et à l’acidité légèrement marquée. Ces vins vont s'assouplir en vieillissant. Le millésime 1998 révèle une forte personnalité qui ravira le consommateur patient. |
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Commentaires de M. Jean-Pierre Renard, formateur à l'école des vins de Bourgogne et au BIVB, après dégustation en novembre 2003 Vins blancs : Les robes sont généralement d’un jaune or franc, intense, brillante et limpide. L’examen olfactif révèle une excellente qualité avec des arômes encore peu puissants mais assez Complexes.A l’élégance des fruits frais (pomme, poire, agrumes…), s’ajoute la richesse des fruits secs (abricot, raisins…) et de quelques épices. La bouche montre une belle fraîcheur apportée par une acidité discrète. Bien équilibrés, ils sont d’une rare ampleur. Ces qualités devraient leur permettre de vieillir dans les meilleures conditions. Ce millésime est de grande qualité pour l’ensemble des vins blancs de Bourgogne. La Côte Chalonnaise et la Côte de Beaune ont produit des vins dignes des plus grands millésimes. Vins rouges : 1999 termine en beauté le 20ème siècle : ses vins rouges sont à la fois élégants et puissants. Leurs robes, aux reflets rubis, sont magnifiques et annoncent déjà des vins de grand plaisir. Plaisir confirmé par des nez exubérants, d’une rare complexité, où le fruit est omniprésent sous ses formes les plus variées (macération de fruits rouges, confiture de fruits noirs, fruits secs….). A ce fond très fruité se mêlent également des notes de sous-bois et d’épices. En bouche, ces vins sont très équilibrés. D’excellente tenue, corpulents et charpentés, ils s’appuient sur des tanins fins qui leur assureront un beau vieillissement. Millésime remarquable et de grande garde. |
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| Vins blancs : Les blancs ont été généralement vendangés plus tardivement que les rouges. Ils ont ainsi bénéficié au maximum des rayons bienfaisants d'un soleil redevenu généreux. Ils sont généralement spontanés, francs et d’une grande pureté. La palette aromatique est très diversifiée, associant des nuances d'agrumes, de fleurs blanches, de fruits mûrs (pêche, abricot) et de minéralité selon la nature du terroir et la concentration des vins. En bouche, ils ont du style et de l’élégance avec un bel équilibre entre le moelleux et une acidité qui leur confère beaucoup de fraîcheur et met en relief leur fruité et leur personnalité. En blanc comme en rouge, les vins du millésime 2004, tout en fruit et en finesse, sont frais et équilibrés et pourront être consommés relativement rapidement, avant ceux du millésime 2002. Beaucoup de cuvées réserveront de belles surprises après quelques années de bouteilles.
Commentaires réalisés en novembre 2006 ( Conférence de presse conjointe 2006 BIVB – Hospices de Beaune)
Les vins blancs :
Le Mâconnais a signé avec 2005 un millésime d’exception. Les vins d’une richesse et d’une Le Chablisien : Les vins du millésime 2005 apparaissent agréables et séduisants. Marqués au nez, par des notes
La Côte Chalonnaise Bien qu’encore fermés et peu expressifs, les vins de ce millésime sont très nets et très droits.
La Côte Chalonnaise De l’appellation régionale au grand cru, tout est superbe. La qualité de ce millésime est telle qu’il
Commentaires réalisés en novembre 2007 ( Conférence de presse conjointe 2006 BIVB – Hospices de Beaune) Des Vins de Bourgogne charmeurs! Charmeur. Tel est le qualificatif qui revient le plus lorsque l'on évoque le millésime 2006 en Bourgogne. Après une année marquée par une certaine "fantaisie" météorologique le travail des professionnels a payé. 2006, millésime prenant qui a exigé une attention de tous les instants, tant à la vigne que dans les cuveries, excelle sur les blancs et étonne sur les rouges. Les vins blancs : Le Mâconnais 2006 est sans aucun doute un millésime de grands vignerons et de grands terroirs. Très aromatiques, avec des senteurs de fruits blancs, de poire et de pêche soulignées par d’élégantes notes florales, les vins blancs du Mâconnais sont très expressifs et fort plaisants. Leur acidité fraîche équilibre une belle rondeur et une suavité remarquable. Friands, voire exubérants, ils peuvent déjà se mettre à table pour le plus grand bonheur des amateurs de vins jeunes et fruités. Le Chablisien et les vignobles de l’Yonne La maturité et l’équilibre des vins de 2006 sont tout à fait exceptionnels. Ce millésime, de l’avis de la plupart des vignerons de l’Yonne, doit être considéré comme un millésime de référence. Aux dires même de certains, il serait le plus grand des dix dernières années. Qualité du fruit, minéralité, équilibre, corpulence, tout y est pour que ces vins puissent donner le meilleur d’euxmêmes d’ici quelques années. 2006 fera date : c’est le millésime de garde par excellence. La Côte Chalonnaise et la Côte de Beaune Les beaux jours de septembre ont permis d’obtenir une maturité parfaite tout en conservant un bon niveau d’acidité. Les vins se révèlent particulièrement agréables et aromatiques. Leur nez évoque de subtiles odeurs d’agrumes et de fruits frais accompagnées de senteurs florales tendrement épicées. Leur bouche, fraîche et parfois tendue, s’appuie sur une rondeur tout à fait appréciable. Harmonieux et d’excellente tenue, ils pourront s’apprécier dès leur jeune âge mais leur potentiel de garde étant réel, ils feront, à n’en pas douter, le bonheur des amateurs patients (5 à 10 ans). Les vins rouges : La Côte chalonnaise et la Côte de Beaune Après un mois d’août maussade, septembre, avec le retour d’une météo plus clémente, a vu le Pinot Noir mûrir dans de bonnes conditions. De belle couleur rubis, les vins du millésime 2006 sont particulièrement fruités. Très francs et très expressifs, ils libèrent d’intenses odeurs de fruits rouges (fraise, framboise, cerise…) et d’épices auxquelles se mêlent quelques notes de tabac blond et de réglisse. Leur bouche est bien structurée avec une bonne acidité apportant une agréable fraîcheur. Les tanins, de grande qualité, se montrent encore fermes en finale mais s’attendriront assez rapidement. Un millésime surprenant où l’élégance du Pinot Noir sera mise en évidence de la meilleure manière. La Côte de Nuits 2006 sera pour la Côte de Nuits un millésime avec lequel il faudra compter. Droits et purs, ses vins sont d’une rare élégance. Leur indéniable qualité aromatique soulignée par un fruité hors du commun et leur étonnante complexité resteront dans les mémoires : Leur nez n’est que bouquet subtil de petits fruits, de fleurs et d’épices. Leur bouche, d’une grande précision et d’une réelle corpulence s’étoffe de tanins soyeux. De bonne tenue et dotée d’une indéniable persistance, elle s’assouplira rapidement. Millésime d’un grand classicisme, 2006 enregistre en Côte de Nuits un grand nombre de réussites. Millésime 2007 ![]() Commentaires réalisés en novembre 2007 ( Conférence de presse conjointe 2006 BIVB – Hospices de Beaune) En Bourgogne : patience et sur-mesure Après les doutes et inquiétudes d'un été automnal (voir Climatologie), le soulagement s'est imposé à travers la Bourgogne dès le début des vinifications, du fait de la grande qualité des moûts dégustés. Cette belle surprise récompense les efforts consentis par les professionnels bourguignons qui n'ont pas hésité à effectuer, lors des vendanges, un tri efficace, digne d'un travail de haute couture. Les températures fraîches et le travail minutieux des professionnels ont permis de résister aux agressions climatiques. En effet, à la vigne comme en cuverie, les viticulteurs ont sélectionné chaque baie et ajusté leurs itinéraires de vinification, pour ne garder que la quintessence des Pinot Noir et des Chardonnay, cépages rois de la Bourgogne ! La tendance du millésime 2007, est de proposer des vins à la fois très actuels et fidèles aux grands modèles classiques de la Bourgogne. Les novices pourront s'initier au plaisir de ces vins, alors que les amateurs retrouveront dans chaque cuvée l'esprit des grands Bourgognes tout autant que le talent de chaque créateur-vinificateur. Ces vins, sophistiqués mais accessibles, pourront se boire assez rapidement tant ils sont déjà agréables à déguster. Vins blancs : une grande pureté des saveurs Ayant profité des rayons du soleil jusqu'à la mi-septembre, le millésime 2007 en blanc affiche une remarquable typicité. Cette année, en Bourgogne, le Chardonnay dévoile toutes ses facettes. Les vins de Chablis marqués par une minéralité caractéristique, restent vifs avant leur fermentation malolactique. Au sud de la Bourgogne, les vins blancs du Mâconnais et de la Côte Chalonnaise, vendangés plus tard, ont pu gagner en opulence et en diversité aromatique. En Côte de Beaune et Côte de Nuits, l'élégance et l'harmonie, prédominantes, traduisent la subtilité de chaque terroir, renouant ainsi avec les millésimes classiques de Bourgogne. Vins rouges : un éclat de fraîcheur Le millésime 2007 offre des saveurs de fruits rouges frais et friands. La gourmandise des arômes perçus au premier nez trouve tout son pendant en bouche par l'amplitude, la rondeur et la finale soyeuse de ces vins de plaisir. La maturité des pellicules a permis aux vinificateurs, attentifs, de modérer les extractions, construisant une structure tout en finesse. De plus, l'acidité présente au moment de la récolte, due essentiellement à d'importantes concentrations en acide malique, disparaît au cours de la fermentation malolactique, contribuant au juste équilibre en bouche. Les vins arborent de belles robes rouges cerise agrémentées de quelques reflets violacés, caractéristiques des millésimes frais |








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